Avoir un handicap est une condition difficile pour toute personne, surtout si le sujet en question n’est qu’un enfant. Se sentir différent, se percevoir comme anormal, peut conduire à l’isolement et à la perception d’une profonde inadéquation vis-à-vis de la société. L’intégration est un processus de réciprocité, et c’est dans cet esprit que les enfants d’une école de Sarajevo ont appris la langue des signes pour communiquer avec un élève malentendant.

image: AP Archive/Youtube

Le protagoniste de cette histoire est Zejd, un enfant bosniaque de six ans, malentendant depuis sa naissance. Inscrit en première année du primaire, l’enfant se trouve confronté au premier grand obstacle de sa vie, celui d’entrer dans une classe où personne ne connaît le langage des signes, pas même la professeure.

Au lieu de se résigner et de rester impuissante face à la problématique, l’enseignante, Sanela Ljumanovic, a pensé qu’il était judicieux d’agir et d’apprendre le langage des malendants pour communiquer avec l’enfant. Une bonne idée, une initiative certainement appréciable, mais qui n’aurait pas suffi à résoudre réellement la situation.

image: AP Archive/Youtube

Alors le reste de la classe de Zejd a aussi commencé à prendre des cours de langage des signes pour que tout le monde puisse lui “parler”. L’idée a été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme par tous les élèves, qui l’ont considérée comme une aventure nouvelle et passionnante.

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